Précis des événements militaires, ou Essai historique sur la guerre présente : avec cartes et plans. T. 2, Renfermant la suite dles évènmens les plus remarquables depuis la rupture de congrès de Restadt jusqu'à la fin de la campagne de 1799, au 7 et 8 de la République, page 474

453 Notes.

mäins d'un pape, qui suivit cette usurpalion, fut un aveu de plus que les couronnes étoient à la disposition des pontiles, et le premier fondement des prétentions qu’ils développèrent bientôt. Au reste, ce n'étoit pas sous Charlemagne qu’ils auroient osé les montrer. Ce prince laissawivre les Lombards en Italie; il n’ôta même pas leurnom aux pays qu'ils occupoient; mais il fit revivre, autant qu'il le pouvoit, le nom romain, en appelant Romagne les provinces voisines des Lombards, L'empire d'Orient conserva de son aveu la partie méridionale del'Italie. Son fils Pépin porta le titre de roi du pays entier, et les papes ne jouirent encore que de cette sorte d'indépendance qui convenoit au chef suprême de la religion.

Sous les foibles suecesseurs de Charlemagne , Pltalie fut la proie de nouveaux malheurs ; les Lombards se relevèrent. Les papes, qui craignoient . toujours une puissance si voisine, eurent recours à Bérenger, duc de Frioul. Les Sarrasins soumirent la Pouille et la Calabre, et s’avancèrent jusqu’à Rome, Les Huns menacèrent d’une nouvelle invasion; des incursions de barbares continuèrent sous. les deux Bérengers, qui succédèrent au premier en qualité de rois d’Italie, et qui ne laissèrent pas au pape toute l’autorité qu'il desiroit. Agapet, pour mettre un terme à tant de maux, invita enfin l’empereur Othon à passer en Italie.

Les trois Othons sont les derniers empereurs qui jouirent à Rome de leur autorité, en y soutenant