Considérations sur l'état présent des choses, relativement à politique, aux armée, aux ésperances que lon peux fonder sur une paix prochaine avec la France, etc.

CHAPITRE IV,

De la guerre, E comment.

On pouvoit être fubjugué par les Romains, ou traîter avec eux ; leurs vertus étoient à la fois & l'excufe de la foibleffg qui cède à la force, & les garants de leurs traîtés ; mais, fi Jai prouvé qu'il ÿ auroït au. tant de lâcheté que de dangér à négocier avec” les français; que nous refte.t-il donc?

La guerre: Oui, la puerre! elle feuille’ peut terminer cette lütte terrible de l'ordre avec le défordre, la guerre ef affreufe, elle’ coûte du fang & des tréfürs; niais, qu'elle eff la foeiéré qui ne facrifiera pas une partie de’ {a population & de fon numéraire, à la cer.’ titude , ne fut ce ième qu'à lPéfpoir d'elois gner de fon fein le fléau d’une anarchie, qui, ne daignant même plus chercher d'excufes à fes fureurs, ni des prétextes à fes rapines, ne juftifie l'ufurpation des propriétés que par le maffacre des propriétaires, &, pour mieux af-

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