La Bulgarie : ses ambitions, sa trahison : accompagné des textes de tous les traité secrets et correspondances diplomatiques

C’est le nomserbe que tout le moyen âge attache à la Macédoine; ses poésies épiques chantent les exploits de ses héros et de ses chevaliers. Au xv° et au xvi‘ siècle on ne connaït, pour ainsi dire, que ce qui est serbe, du moins ce que l’on connaît le plus dans les Balkans, c’est la littérature, c’est le nom serbe.

Qu'il nous soit permis maintenant de donner ici même quelques preuves à l'appui de notre thèse. Dans les documents historiques, dans les mémoires et relations de voyages des étrangers qui, dans les siècles passés, ont écrit sur la Macédoine, c’est toujours d'un nom serbe qu'ils ont appelé cette contrée.

En 1401, dit un document de la République vénitienne, est venu à Venise un ministre de « Constantin », souverain de Serbie, de cette contrée qui environne notre contrée de Durazzo. « Constantini domini Servial, teritorial, quod est circa teritorium nostrum Durachii »°.

Au commencement du xv° siècle, a été rédigée

! De nos jours encore, une foule de noms topographiques rappellent cesliens et cette parenté dansle passé. Détail intéressant: le Dr Karl Peucker marque sur sa carte : Die zentralen Ballkanlaender, Ve Auflage, Wien, 1914, au sud de Djoumaya, sur la Strouma même, et au sud-ouest de Mekhomia les noms Serbin et Serbinov Vrh (Serbe et sommet serbe) !

> Dr V. Tchéritch, Le nom serbe en Macédoine et en Vieille Serbie (p. 13).

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