Rapport historique sur les progrès de l'histoire et de la littérature ancienne, depuis 1789 et sur leur état actuel, présenté à Sa Majesté l'Empereur et Roi, en son Conseil d'État, le 20 février 1808, par la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut

© HISTOIRE ET LITTÉRATURE ANCIENNE.

La traduction poétique des Chants de Tyrtée, avec une version Latine et des notes excellentes, par M. Lamberti, bibliothécaire de Brera à Milan, l'un des écrivains les plus élégans de fItalie, soit en prose, soit en vers, et des meilleurs critiques, fait regretter que cet habile philologue n'ait pas donné au public un plus grand nombre d'ouvrages du même genre.

Les ou Laertiane, composées par M. l'abbé Ignace Rossi, professeur de langue HéPraïque, à Rome, dans l’université du collége Romain, ouvrage dans lequel il donne une ce cation de plus de cent passages du biographe des philosophes, placent M. abbé Rossi au rang des critiques les plus éclairés et Les plus ingénieux, et des hommes Îles plus versés dans la connoissance de Fhistoire et dans celle des anciens Systèmes de philosophie.

La traduction d'Homère, par M. Cesarotti, mérite à peine d’être indiquée : maïs on ne peut se dispenser de dire que ses notes, écrites d’un style maniéré, portent l'empreinte d’un esprit d'innovation et de néologisme très-favorable à Tignorance, et qu'elles sont en général fort opposées au bon gout et à la bonne critique.

À Ia tête des philologues de l'Allemagne, on doit placer M. Heyne, secrétaire el et