Le théâtre français pendant la Révolution 1789-1799 : avec plusieurs lettres inédites de Talma

APPENDICE 393

Aux tableaux suivants, par l'effet d’une sorte de métempsycose, Adam reparaît dans la personnalité de M. Bonichon, propriétaire parisien au xix° siècle.

Par suite de la même fiction, le serpent se perpétue également sous les traits d’un socialiste antipropriétaire, toujours reconnaissable à ses lunettes, et changeant de nom et de costume dans les tableaux successifs, mais constamment et sansrelâche acharné à persécuter Adam-Bonichon.

Dans un des tableaux, on se trouve en février1848.

Un groupe de bons bourgeois de Paris, au milieu

desquels apparaît Bonichon, festinent et boivent en

l'honneur de la réforme, lorsque le diabolique serpeut surgit tout à coup parmi eux et annonce à ces bourgeois réformistes, frappés de stupéfaction et d'épouvante, que, se glissant sous le manteau de la réforme, la République vient d’être proclamée.

Le tableau suivant transporte le spectateur quatre années plus tard, à une époque qui était alors l’inconnu, en 1852. On y assiste à la curieuse applicacation des utopies socialistes que la législation d'alors se trouve avoir consacrées; la théorie du droit au travail, notamment, amène et fait naître les plusbizarres résultats, des conséquences de la plus haute fantaisie. Ainsi on voit, au domicile de Bonichon, le propriétaire envahi par une multitude d'ouvriers de divers corps de métiers, s'imposant pour exercer, bon gré mal gré, chez lui, leurs industries respectives.

Le vitrier brise les vitres, afin de pouvoir en poser de neuves. Les papiers de tenture sont arrachés par les colleurs de papier dans un but identique. Les déménageurs le déménagent malgré lui, et les tapissiers remplacent son mobilier par ides meubles neufs. Bonichon est entrainé dans un fiacre par un cocher qui lui fait payer quatre francs de promenade forcée. Il est saisi par un dentiste qui, d'autorité,

Âd, ss É, ER

ae

ie

potes © Monge Sn en

man vost dt en it