Essai sur les dernières années du régime corporatif à Genève : (1793-1798)
ro
préavis favorable du Conseil administratif ? la Chambre des Etrangers, le 17 mai 1706, l'autorise à rester à Genève®.
En général, lorsqu'il s’agit de conflits d'intérêts, les autorités semblent favoriser ceux des plus forts. Rien de plus instructif à cet égard que la réponse faite aux maitres cordonniers qui, le 25 janvier 1705, s'étaient plaint des citoyens Cornière, Bolomey et Buscarlet*.
Nous donnons ici le rapport du citoyen Tingry sur cette affaire‘, rapport que le Département des Arts adopta à l'unanimité et que le Conseil administratif fit envoyer en réponse aux maîtres cordonniers, après avoir décidé de passer à l'ordre du jour sur leurs réclamations °. (6 février 1705) :
PREAVIS DU DÉPARTEMENT DES ARTS
SUR LA REQUÊTE DES MAITRES JURÉS CORDONNIERS
Communication faite au citoyen Cornière de la requête à l'Administration par les citoyens jurés cordonniers, il a répondu
1° qu'il ne faisait pas le commerce de cuirs en usurier puisqu'ilse faisait payer comptant; qu'à la vérité, il en vendait à ses connaissances qui aimaient mieux le payer 4 |. 8° la livre parce qu'ils étaient secs, que 4 |. 3° chez les tanneurs qui les vendent humides.
2° qu'il lui paraissait que les tanneurs seuls avaient droit de plainte sur cette espèce de commerce, s’il est général, et non les cordonniers.
! Nous ne l'avons pas retrouvé.
? Chambre des Etrangers, 17 mai 1706. 3 Cf. plus haut, p.
“ Rapports au Département des Arts.
5 B 305. p. 1221.