Les Préfets du Consulat et de l'Empire

DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE 43

nies religieuses, ils ne se privaient pas in petto, de les traiter de &« mômeries » (1). Dans un certain nombre de diocèses, d’ailleurs, les évêques furent mal reçus par la fraction turbulente de la population. Les offices furent parfois troublés et tournés en dérision. À Carcassonne, une église ayant été envahie et le prêtre ayant été blessé à l'autel, M. de Barante, préfet, fit arrêter les

grande famille cette union précieuse dont je vois avec un attendrissement inexprimable les heureuses prémisses et dont le tableau fidèle, mis sous les yeux des premiers magistrats de la République, deviendra la plus digne récompense de leurs glorieux et pénibles travaux. Il sait qu’elle seule peut opérer l'oubli si désirable du passé et nous rendre à ce sentiment de bienveillance réciproque si recommandé dans les livrés saints et qui a toujours distingué la nation française des autres nations. Il sait enfin qu'elle seule peut assurer la durée d’une tranquillité acquise par tant de victoires et nous en faire retirer des avantages inappréciables pour le présent et pour l'éternité ! Organe de ce gouvernement réparateur, c'est en son nom que je promels ici respect à la religion et protection à ses ministres. — Ministres d’un Dieu de paix et de miséricorde, quelle glorieuse carrière vous offre en ce moment votre saint ministère ! Quels services importants vous allez rendre ! Nous partageons bien sincèrement avec vous cette pensée consolatrice et c’est avec un recueillement religieux que nous nous unissons à vous pour chanter les louanges du Seigneur! » ‘Discours de M. Rocquain de Vienne, sous-préfet de Nogent-le-Rotrou, en l’église Notre-Dame). (1) Thibaudeau : Mémoires sur le Consulat. “

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