Le théâtre français pendant la Révolution 1789-1799 : avec plusieurs lettres inédites de Talma
LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION 51
vembre 1789, sur la suppression des biens du clergé, passe, en chantant sur l'air d’Orphée de Gluck :
J'ai perdu mes Bénéfices, Rien n'égale ma douleur.
Puis il explique de quelle manière il employait les biens de l’Église : Ah! si je souffrais seul, j'y verrais moins de mal: Mais à d’autres que moi mon malheur est fatal. Tous ceux que soutenait ma vertu bienfaisante S'en vont mourir à l'hôpital. J'ai soulagé longtemps les beautés indigentes. Quand j'avais des biens superflus, Je donnais, par mois, mille écus, Pour aider mes pauvres parentes.
D'HARCOURT. Vos parentes, Monsieur! pourquoi pas vos parents? L'ABBÉ.
Je n’ai point de parents : je n’ai que des cousines. Ce sont d'aimables orphelines.
. JOSÉPHINE. Mais quel âge à peu près? L'ABBÉ. La plus vieille a vingt ans.
L'auteur n'avait fait qu’esquisser une légère intrigue d'amour.
Il se trouve que Joséphine, fille d’Ariste et amante de d’Harcourt, est la petite-fille de la jeune fille dont Epiménide était amoureux, en 1690,
Qu'il allait épouser quand le sommeil le prit.
Naturellement elle offre une extrême ressemblance