Le théâtre français pendant la Révolution 1789-1799 : avec plusieurs lettres inédites de Talma
LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION 53
Voici l'appréciation de la Gazette nationale, où Moniteur universel, le 2 janvier, lendemain de la première représentation, sur cette comédie, très applaudie, et qui eut plus de vingt-cinq représentations dans l’année.
« C’est un dédommagement pour nous de pouvoir enfin annoncer un succès au théâtre de la Nation. Le réveil d'Épiménide à Paris est plein de traits ingénieux relatifs aux circonstances. Le dialogue est naturel, les vers sont faciles, et parmi les personnages épisodiques, on en à remarqué qui offrent des contrastes toujours piquants par l’à-propos. Cette jolie pièce est de M. Flins. »
Quand vint la fête de la Fédération, l'auteur fit à sa pièce une addition de circonstance qui lui assura un regain de succès prolongé : |
D'HARCOURT.
Il faut rester encor dans nos libres remparts. Enfin sous la même bannière, Paris a vu de toutes parts Se rassembler la France entière. Quel spectacle imposant a frappé mes regards! Un pacte solennel, une auguste alliance, Ne fait plus de l'Etat qu'une famille immense. Ce ne sont plus ici les fêtes de l'orgueil, Où d’un monarque vain le faste se déploie. Quand la cour ordonnait la joie, Souvent le peuple était en deuil...
NE
en apparence, se retrouvent dans des œuvres dramatiques anciennes et ignorées de la génération actuelle.
Notamment, dans une notice sur Marie Joly, sociétaire de la Comédie-Francaise, publiée en 1891, il esi établi que les auteurs des Pantins de Violette, opéra-bouffe, joué en avril 1856, ont emprunté le sujet de leur pièce à une comédie de l'ancien répertoire de la Comédie-Française remontant à 1740, L'Oracle, de Saint-Foix, dont ils reproduisent textuellement quelques passages. ;